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Témoignage de Stéphanie NICOLE
2015-03

Stéphanie Nicole

Etudiante en master en assurance
Au cours de son cursus universitaire, Stéphanie Nicole a choisi d’intégrer le dispositif ELSA "Etudiants en lettres et sciences humaines en alternance" proposé au sein de Paris-Sorbonne.
Quelle formation avez-vous choisie après le bac ?

Après un bac littéraire option LV3, j’ai été orientée par mes professeurs vers une hypokhâgne, classe préparatoire aux Grandes écoles en lettres supérieures. J’ai ensuite effectuée un master recherche LLCSE (Langue, littérature, civilisation et société étrangères) en études ibériques et latino-américaines à Paris III – Sorbonne Nouvelle, puis à Paris IV La Sorbonne.

Comment avez vous trouvé votre premier emploi ?

J’ai commencé comme lectrice en free lance. J’ai rencontré une éditrice que j’admirais beaucoup au Salon du livre, où je travaillais gracieusement pour des amis éditeurs qui ont une petite maison. Je suis allée me présenter, j’ai été recontactée après le Salon, et les choses ont commencé comme cela. Pour mon premier poste de salariée en revanche, j’ai répondu à une annonce, et ai eu un entretien. Je n’ai pas été embauchée tout de suite, mais l’on m’a rappelée quelques mois plus tard pour un recrutement.

Qu’est-ce qui vous motivait dans ce parcours universitaire ?

Tout d’abord, j’étais attirée par les perspectives de mobilité et d’ouverture culturelle sur le monde hispanique. J’ai pu rencontrer de nombreux chercheurs et j’ai effectué une année Erasmus à l’Universidad Autonoma de Madrid, une année riche et très formatrice. Parallèlement à cela, j’avais pour projet professionnel d’entrer dans l’enseignement. C’était donc une voie privilégiée pour ensuite intégrer l’IUFM et passer le concours du Capes.

Vous êtes actuellement en master management de l’assurance. Vous avez choisi d’intégrer le dispositif ELSA "Etudiants en lettres et sciences humaines en alternance" proposé au sein de votre université. De quoi s’agit-il ?

Toutes mes études de lettres, mes voyages de recherches, mes stages, ont contribué à me former et à forger des outils que j’utilise au quotidien dans mon travail : comprendre les enjeux d’un texte, les mettre en avant et en forme pour pouvoir les partager. La rigueur que j’ai apprise en passant les concours est bien sûr un atout, qui me permet d’aller vite sur certaines tâches ; la culture générale, quoique difficilement évaluable par nature, est absolument primordiale.

En quoi votre formation littéraire, reçue à l’université, a constitué pour vous une force ?

Je poursuis actuellement un master 2 en management de l’assurance, mention "Droit, économie, gestion, finance, assurance, actuariat, banque" au sein de l’ENAss, Ecole nationale de l’assurance, en partenariat avec le Cnam, Centre national des arts et métiers. Le dispositif ELSA est un cursus de reconversion/réorientation, qui forme et intègre les titulaires d’un master en sciences humaines (lettres, histoire, sociologie, droit, etc.), au monde de l’entreprise et plus particulièrement au secteur de l’assurance, via un contrat de professionnalisation en alternance.

Comment en aviez-vous eu connaissance au cours de vos études ?

J’ai découvert l’existence du dispositif ELSA grâce à l’action d’information réalisée par le BAIP, Bureau d’aide à l’insertion professionnelle de Paris Sorbonne. Une communication était tout simplement affichée dans les couloirs de mon UFR. Par ailleurs, le site Internet de l’université offre une bonne communication autour des ateliers du BAIP : aide à la rédaction de CV, de lettres de motivation. Un atelier porte sur "l’entreprise pour les littéraires" : les compétences à mettre en avant, simulation d’entretien, coaching image, entretien en anglais, forum de rencontres avec les entreprises, etc.

J’ai, pour ma part, rencontré des intervenants de qualité (consultant, coach, responsable RH) qui m’ont poussée à m’engager dans cette reconversion, en mettant l’accent sur la plus-value que représente un diplômé en sciences humaines dans l’entreprise en termes d’ouverture d’esprit, de qualité de synthèse et de capacité d’apprentissage et d’adaptation.

Quels sont les atouts de ce dispositif pour votre future insertion pro ?

D’une part, ce dispositif offre une formation qualifiante, reconnue par la profession. Il permet d’être formé de manière condensée aux différentes branches de l’assurance et d’acquérir les bases de l’analyse financière, du droit du travail, de la protection sociale, du marketing, du management et des modèles d’entreprise. D’autre part, il fournit une expérience professionnelle d’un an. Et ce, dans un domaine spécialisé. C’est un atout majeur pour un secteur où l’offre d’emploi est vaste, et extrêmement variée.

Comment avez-vous trouvé l’entreprise dans laquelle vous êtes en mission actuellement ?

Certaines entreprises transmettent des offres d’emploi directement à l’école (l’ENAss) afin de recruter des alternants. Ainsi, j’ai pu diffuser mon CV de manière plus ciblée. J’ai ensuite été reçue en entretien par un directeur commercial au sein d’une filiale d’assurance d’une grande société bancaire. Ce directeur est, par la suite, devenu mon tuteur et m’a appris les rudiments du métier, le savoir-faire, mais aussi le savoir être. L’ENAss propose également aux étudiants des entrevues afin de mieux définir leur projet professionnel. Enfin, lors des réunions d’information, des sites de recrutement spécialisés dans l’assurance nous ont été mentionnés. L’APEC demeure également un site conseillé pour la recherche d’emploi dans ce secteur.

Pouvez-vous nous expliquer comment s’articulent les temps de formation et les temps en entreprises durant cette année universitaire ?

Les cours sont dispensés à raison d’une à deux semaines de cours par mois environ, le reste du temps, les alternants sont en entreprise. Faisant partie des effectifs de la société, l’alternant bénéficie de certains avantages au même titre que les salariés (RTT, congés payés, offres du CE, etc.).

Quelles sont vos aspirations professionnelles une fois votre master obtenu ?

Je suis actuellement chargée d’études marketing/communication au sein d’une direction commerciale. J’ai pour projet à court terme d’exercer le métier d’inspecteur commercial dans la branche assurance vie (santé, prévoyance, retraite). Avant cela, je n’exclus pas un passage par les services de gestion assurance vie, afin de parfaire ma formation.

Propos recueillis par Sandrine Damie (www.lesmetiers.net)